Marimurtra participe au XVIIIe Congrès de l’AIMJB

Les jardins botaniques d’Espagne et de Macaronésie réaffirment leur rôle clé face à la crise climatique et à la perte de biodiversité

Les responsables de la médiation scientifique et de la communication du Jardin botanique Marimurtra ont participé cette semaine au XVIIIe Congrès de l’Association Ibéro-Macaronésienne des Jardins Botaniques (AIMJB), organisé à Vitoria-Gasteiz. Cette rencontre a réuni des représentants des principaux jardins botaniques de la péninsule Ibérique et de la Macaronésie afin d’aborder les défis actuels de la conservation végétale et de définir des stratégies visant à renforcer leur rôle en tant qu’acteurs de la transformation environnementale et sociale.

Sous le titre « Collections botaniques, gestion et conservation du patrimoine naturel et de la biodiversité », le congrès s’est imposé comme le principal espace de coordination des jardins botaniques de la région ibéro-macaronésienne, caractérisée par une grande diversité végétale et un nombre important d’espèces endémiques.

Au cours des différentes sessions, les participants ont partagé leurs expériences et projets liés à la conservation de la flore, à la restauration écologique, aux banques de germoplasme, à la numérisation des collections, à la médiation scientifique et à la science participative.

L’un des débats marquants a été animé par Jaime Güemes, président de l’AIMJB et directeur du Jardin botanique de l’Université de Valence, qui a défendu la nécessité de renforcer le rôle des jardins botaniques en tant qu’institutions de conservation active. Dans ce contexte, leur contribution à la préservation des espèces, à la recherche et à la sensibilisation du public face à la perte de biodiversité a été soulignée.

Les différentes interventions ont également montré que les jardins botaniques sont aujourd’hui de véritables centres de recherche, de conservation et de transfert de connaissances, capables de préserver le patrimoine génétique végétal et de développer des programmes de restauration d’espèces menacées.

Biodiversité urbaine et sensibilisation du public

La biodiversité urbaine a également occupé une place importante dans les discussions. Plusieurs projets ont démontré comment les jardins botaniques contribuent à accroître la présence de la flore indigène dans les villes, à favoriser les pollinisateurs et à renforcer la résilience des espaces verts urbains.

Les participants ont souligné la valeur de ces initiatives pour l’amélioration de la qualité de l’environnement et du bien-être des populations, ainsi que pour la sensibilisation citoyenne à l’importance de la biodiversité. À cet égard, une attention particulière a été portée à l’éducation à l’environnement et à la médiation scientifique comme outils essentiels pour rapprocher les connaissances botaniques de la société.

La contribution de Marimurtra

La responsable de la médiation scientifique de Marimurtra, Anna Sans, a présenté la communication « Le rôle des jardins botaniques dans la promotion de la conscience des plantes auprès de leurs visiteurs. Stratégies de communication et de médiation scientifique », au cours de laquelle elle a partagé les principales lignes de travail développées par le jardin dans les domaines de la communication et de la médiation scientifique.

Parallèlement, la réunion du Groupe de travail Communication, Médiation et Éducation à l’environnement de l’AIMJB s’est tenue. Ce groupe est codirigé par des représentants de Marimurtra, du Jardin botanique de l’Université de Valence et du Jardin botanique de Castille-La Manche, avec pour objectif de coordonner des projets et de renforcer la coopération entre les institutions.

La participation à ce congrès a permis d’établir de nouvelles synergies et de faire progresser des projets collaboratifs dans les domaines de la conservation, de la recherche, de la médiation et de l’éducation à l’environnement.

Cette rencontre a une nouvelle fois démontré que la coopération entre les jardins botaniques est essentielle pour relever les défis actuels et consolider leur rôle d’acteurs clés dans la conservation du patrimoine végétal et la production de connaissances scientifiques.

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